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Album
01 November 2011 - Team Horns Up
The Devil's Blood
The Thousandfold Epicentre
Aujourd’hui je crois qu’il n’est absolument plus nécessaire de présenter le groupe The Devil’s Blood. Qu’on l’aime ou qu’on le critique ce groupe est dans tous les esprits. Et pour cause, il n’est pas anodin pour un groupe contemporain de reprendre des sonorités, ou tout simplement un style de musique éteint depuis des années dont les plus grands noms étaient Coven et Black Sabbath. Mais apparemment ce détail échappe à pas mal de monde vu que j’ai souvent entendu dire que ce groupe n’était qu’un groupe de hippies qui reprenait une musique rock des 60’s que les flowers power écoutaient. Elle est bien bonne celle-là ! Rhabillez-vous, retournez écouter vos MP3 sur votre ordinateur pourri et laissez les grands parler.
The Devil’s Blood on l’aime ou on le laisse mais on ne peut pas rester indifférent à ce chant mélodieux, doux et justement posé, ni trop aigu ni pas assez, simplement juste, de la douce « Mouth of Satan » (pseudonyme précisément choisi). Contrairement à d’autres groupes qui poussent dans ce même style leur univers au parfait ridicule (non, je ne pense pas à Ghost), The Devil’s blood arrive à allier imaginaire satanique à une musique parfaitement entrainante à la limite de l’envoutement. Voilà toute l’innovation pour ce groupe entièrement différent dans un milieu ou presque plus aucune sonorité ne ressort du lot, où la nouveauté se fait maintenant trop souvent rare.
Alors que le premier opus du groupe « The Time of No Time Evermore » est sorti en 2009 (après un EP « Come, Reap » qui aurait du nous mettre la puce à l’oreille quant à la carrière prometteuse du groupe), « The Thousandfold Epicentre » nous vient cette année tout frais, tout pimpant et tout aussi monstrueux. Un groupe sans faille ? Voilà la question qui me trotte en tête.
Pour ceux qui avaient écouté et adoré « The Time of No Time Evermore », ils reconnaitront que dans ce nouvel album il n’y a rien d’innovant. C’est du Devil’s Blood pur et dur sur lequel on dandine bien des fesses en récitant chaque parole. Recette simple mais apparemment efficace pour un groupe qui semble se plaire dans cet univers psychédéliquement satanique dont on raffole. Et au fil de l’album la terminologie « Rock Occulte » reprend ici tout son sens premier… Alors que l’album s’ouvre sur des titres très rock’n’roll parfois à la limite du Heavy dans son plus simple appareil, nous renvoyant à l’époque des premières scènes de Black Sabbath, avec des titres absolument parfaits comme « Cruel Lover » ou le titre éponyme « The Thousandfold Epicentre », il prend un tournant considérable sur les derniers morceaux et plus particulièrement à partir de « Everlasting Sartunalia » qui nous propose une ballade langoureuse pour ne pas le qualifier de « berceuse », pour nous préparer à l’arrivée époustouflante de « Madness of Serpents » et ses guitares tourbillonnantes et évanescentes qui vont clôturer l’album d’une manière douce et harmonieuse. En bref, "The Thousandfold Epicentre" se termine de manière beaucoup plus ambiancé que ces prédécesseurs et surtout que la manière dont il avait commencé. Une ambiance hallucinogène.Un concentré de nouveauté pour la suite ?
Quoi qu’il en soit, The Devil’s Blood semble avoir trouvé un style musical dans lequel il se complait mais qui lui va aussi à ravir. On espère sincèrement qu’ils resteront présents sur les devants de la scène encore un bon petit moment…
1. Unending Singularity
2. On the Wings of Gloria
3. Die the Death
4. Within the Charnel House of Love
5. Cruel Lover
6. She
7. The Thousandfold Epicentre
8. Fire Burning
9. Everlasting Saturnalia
10. The Madness of Serpents
11. Feverdance