Chroniques

Retour
Horns Up Album

01 March 2012 - Team Horns Up

Nobody's Straight

Bicéphale

Label Raffal Prod
Style Hardcore
Sortie March 2012
La note de
Team Horns Up
6/10

Bien que le hardcore ne soit pas mon genre de prédilection, j’ai toujours apprécié le genre depuis que mes oreilles se sont posé sur Rise of Brutality de Hatebreed, et depuis, j’ai ponctuellement jeté une oreille sur les artistes du genre. De Terror à Onesta, de Agnostic Front jusqu’à plus récement la découverte de Rise of the Northstar et son clip devenu maintenant presque culte. Depuis que j’ai posé mes valises sur les terres Toulousaine, l’un des foyers du Hardcore en France j’ai eu l’occasion de cotoyer les Alea Jacta Est ou Through My Eyes, et de faire avec eux quelques concerts enflammés. Et quand l’on nous a proposé à la rédaction un groupe de hardcore, tel le doberman à l’affût, mes oreilles se sont dressés et lorsque j’ai compris que le présent groupe, Nobody’s Straight, venait tout droit d’Alençon, mes origines normandes ont pris le dessus : JE PRENDS !!

Petit retour sur l’histoire du groupe : l’aventure Nobody’s Straight débute début 2007 dans l’Orne et a depuis gravis les marches à coup de concerts, tournée en Normandie et régions proches, ainsi qu’une pléiade de participation à des compilations pour United Wind Rec et Radicalldocs Rec, sans compter un split, un EP et une démo. Autant dire que l’étape de l’album a été abordée avec un background conséquent. Voyons donc ce qu’il a dans les tripes …

Premier constat, la structure rythmique dégage un sens du riff aiguisé, essentiel pour rendre puissant un album de hardcore. De plus, la section rythmique basse/batterie offre une lourdeur assommante (à l’image de l’intro de Pandemonium) s’alliant à la perfection aux assauts chirurgicaux des guitares. Coté chant, oh surprise, le choix s’est porté sur des paroles intégralement en français. Si la démarche se doit d’être grandement félicitée pour la prise de risque, certains refrains semble sonner faux alors qu’ils auraient probablement eu un autre rendu en anglais.

Ceci dit, on trouve parfois des passages où le français sonne à la perfection à l’image de Genocide et de son refrain (« Dans un état second je chasse mes dragons »).On retrouvera globalement une logique que j’appellerai d’accélérateur/frein, les rythmiques variant de passage mid-tempo à d’autres plus propices au circle pit et au moshing. De ce fait, le groupe casse la linéarité dont il aurai pu être victime et aère sa musique !

Notons par ailleurs la présence d’un invité de marque, poids lourd du métal français, en la personne de Stephane Buriez, leader de Loudblast qui non content d’apparaitre sur le titre Tout pour Rien s’occupe également du mix. Celui-ci, même s’il est lourd et imposant manque de fond et aurai pu être, à mon sens beaucoup plus incisif, de même que la voix aurai pu être bien plus puissante. La rage des paroles, pourtant très distinctes et parfaitement compréhensible semble parfois étouffée dans le mix, dommage. Nobody’s Straight aura encore quelques marches à gravir pour accéder à la gloire éternelle, ou du moins pour se mesurer à des The Arrs ou Alea Jacta Est, mais la machine est pourtant bien lancée. Reste à confirmer ou infirmer cela au prochain album.

01 - Sors de ma tête
02 - Pandemonium
03 - Pas assez de temps
04 - Rien ne change
05 - Tout pour rien (feat. Stephane Buriez)
06 - Genocide
07 - Respect
08 - Sans regrets
09 - Raffal
10 - Ouroboros